De 2015 à 2021, le Bold Enduro Helveti’Cup a réuni plus de 3.800 participants dans 11 cantons de Suisse. Pas de remontées mécaniques : chaque montée se faisait à la force des jambes. L’épreuve est devenue une référence, mêlant difficulté sportive, terrains sauvages et esprit de communauté.
Née à Bienne avec le soutien de Bold Cycles, la compétition proposait jusqu’à 8 étapes par saison, avec des parcours totalisant souvent plus de 1.500 m de dénivelé positif. Les tracés, variés et techniques, attiraient aussi bien des pilotes suisses que français, allemands ou autrichiens.
Au-delà de la performance, le Helveti’Cup a marqué toute une génération de vététistes suisses en posant les bases d’un enduro local, engagé, formateur et durable.
Origines et fondation du Helveti’Cup
Le Helveti’Cup a été lancé en 2015, à l’initiative de plusieurs organisateurs locaux issus de la scène VTT suisse romande, en collaboration avec Bold Cycles. L’entreprise, fondée à Bienne en 2014, s’est rapidement fait remarquer dans le milieu par ses cadres carbone avec amortisseur intégré. Dès la première édition, Bold s’engage comme sponsor principal, offrant à la série un cadre professionnel et des moyens logistiques solides.
L’idée de départ était simple : mettre en place un vrai championnat suisse d’enduro, ouvert à tous, avec des règles communes, un classement général et un calendrier stable. La première saison a proposé cinq étapes, à La Berra, Morgins, Les Diablerets, Leysin et Chaumont. Le succès a été immédiat. Plus de 400 coureurs se sont inscrits, dont près de 80 en Élite hommes.
Le format proposé s’aligne sur les standards européens : liaison non chronométrée, spéciales chronométrées (souvent 4 à 6), départ individuel, matériel unique pour toute l’étape. Chaque pilote devait gérer son effort, son alimentation et la mécanique sur l’ensemble du parcours, avec un temps limite pour chaque liaison.
Format et esprit de la compétition
L’enduro VTT suit une règle simple : le chrono ne compte que dans les descentes. Les montées ne figurent pas au classement, mais doivent être bouclées dans un temps limite. Ce format met en avant les athlètes complets, capables de gérer l’endurance, les efforts explosifs et la technique en descente.
Sur le Helveti’Cup, chaque étape comprenait en moyenne cinq spéciales. Le temps total chronométré allait de 20 à 35 minutes selon le tracé. Le dénivelé négatif atteignait entre 1.000 et 1.400 mètres. L’ensemble devait être complété en autonomie, sans assistance externe. L’âge moyen des participants se situait autour de 31 ans, avec une ouverture dès 15 ans dans la catégorie Junior.
Les catégories officielles étaient :
- Élite hommes et femmes
- Open hommes et femmes
- Juniors
- Masters 40+
Des catégories e-bike ont été brièvement testées entre 2019 et 2020, mais sans être intégrées au classement général.
Le Helveti’Cup ne se résumait pas aux chronos. L’ambiance comptait autant que la performance. Les coureurs, les organisateurs et les bénévoles partageaient les mêmes espaces, souvent autour d’un repas simple et convivial. Sur place, on trouvait des stands de marques locales, des zones pour tester du matériel et parfois des concerts en plein air. La série a vite gagné une réputation de rendez-vous familial, avec un vrai souci de limiter l’impact sur la nature et de travailler main dans la main avec les communes et les offices du tourisme.
Lieux et calendrier des épreuves
Entre 2015 et 2021, le Bold Enduro Helveti’Cup s’est étendu à travers une grande partie de la Suisse romande, tout en franchissant occasionnellement la frontière française. Certaines étapes sont devenues emblématiques, notamment par leur technicité ou leur cadre naturel. Voici une synthèse des lieux principaux ayant accueilli des manches du championnat.
Tableau des étapes par année
| Année | Étapes principales | Nombre total de participants |
|---|---|---|
| 2015 | La Berra, Morgins, Chaumont, Les Diablerets, Leysin. | 410 |
| 2016 | La Berra, Morgins, La Dôle, Les Gets (FR), Neuchâtel. | 480 |
| 2017 | Morgins, Les Diablerets, Les Gets, Verbier, Leysin. | 530 |
| 2018 | Morgins, La Berra, Chaumont, Les Diablerets, Val-de-Travers. | 560 |
| 2019 | Les Diablerets, La Berra, Saint-Cergue, Les Gets, Neuchâtel. | 590 |
| 2020 | Édition limitée (COVID) : Chaumont, Morgins. | 260 |
| 2021 | Morgins, La Berra, Verbier, Chaumont, Les Diablerets. | 615 |
Certaines étapes comme Morgins et La Berra ont figuré presque chaque saison, devenant des classiques. D'autres comme Les Gets ont offert une extension alpine plus engagée, souvent avec des tracés plus longs et techniques.
Le choix des lieux reposait sur plusieurs critères :
- accessibilité ferroviaire ou routière,
- diversité du relief (forêt, alpage, racines, épingles),
- implication des communes locales,
- capacité logistique pour accueillir jusqu’à 150 coureurs par jour.
En moyenne, chaque événement durait un week-end complet, avec reconnaissance le samedi et course le dimanche.
Palmarès et faits marquants
Le Helveti’Cup a vu s’illustrer certains des meilleurs talents suisses de l’enduro. Plusieurs pilotes formés sur cette série ont ensuite intégré les circuits EWS ou les championnats européens. Le format du classement général cumulait les temps sur l’ensemble des spéciales de chaque étape, puis attribuait des points à chaque place.
Vainqueurs du classement général (Élite Hommes et Femmes)
| Année | Élite Hommes | Élite Femmes |
|---|---|---|
| 2015 | Mathias Rottet (VD) | Sarah Vauclair (NE) |
| 2016 | Luca Gubler (BE) | Nadja Maurer (ZH) |
| 2017 | Reto Schmid (SG) | Cécile Imhof (FR) |
| 2018 | Luca Gubler (BE) | Marie-Lou Baron (VD) |
| 2019 | Jérôme Thurin (FR) | Camille Roth (FR) |
| 2020 | Non attribué (COVID) | Non attribué |
| 2021 | Silvan Bühler (LU) | Nadja Maurer (ZH) |
Le nom de Luca Gubler revient souvent : vainqueur à deux reprises, il a ensuite signé chez BMC Racing pour la Coupe du Monde. Chez les femmes, Nadja Maurer s’est imposée comme l’une des meilleures descendeuses suisses de sa génération, tout en restant fidèle à la série jusqu’à sa dernière édition.
Parmi les faits marquants :
- En 2017, la manche de Verbier a été interrompue par un orage violent en cours d’étape, forçant les secours à intervenir en hélicoptère.
- En 2019, le record du chrono a été battu sur une spéciale de Morgins : 5 minutes 18 secondes, sur 2,1 km et 430 m de D-.
- En 2021, la course de Chaumont a réuni 175 participants en un seul jour, un record pour une manche unique du Helveti’Cup.
Transition, évolution et fin du Bold Enduro Helveti’Cup
Après six saisons marquées par une croissance constante, le Helveti’Cup a connu un tournant majeur en 2022. Le partenariat avec Bold Cycles a pris fin à l'issue de la saison 2021. La marque, rachetée en 2019 par Scott Sports Group, a redéfini ses priorités marketing en recentrant sa communication sur des événements internationaux. Sans soutien financier principal, l'organisation a dû repenser la série.
En 2022, plusieurs anciens organisateurs ont tenté de relancer le format sous un nouveau nom, avec des étapes locales non connectées entre elles. Des courses ont été organisées à Saint-Cergue, Chaumont et Morgins, mais sans classement général ni calendrier commun. L'esprit du Helveti’Cup a subsisté, mais le cadre structuré de championnat a disparu.
À partir de 2023, la plupart des efforts ont été absorbés par l'organisation d'événements indépendants ou intégrés à d'autres séries, comme la Coupe romande d’enduro ou certaines manches de la série Alpine Enduro Tour côté français. Quelques anciens partenaires comme VTT Jura, Commencal Suisse et Bike Kingdom ont continué à soutenir des courses locales, mais la structure originelle s’est diluée.
La dernière mention officielle du Helveti’Cup sur les réseaux date d’août 2022, avec un post d’hommage à la communauté ayant soutenu le projet pendant près de huit ans.
Impact sur la scène VTT suisse
Malgré la fin de son format institutionnel, l’héritage du Helveti’Cup reste important pour la scène VTT en Suisse. Le Helveti’Cup a servi de tremplin pour les pilotes locaux. Il a aidé à faire émerger de jeunes talents et à installer l’enduro comme discipline reconnue dans les Alpes et le Jura suisses.
De 2015 à 2021, plus de 3.800 participants ont pris le départ d’au moins une étape. Parmi eux, près de 400 sont revenus sur trois saisons ou plus. La série a aussi joué un rôle clé dans l’ouverture de certains sentiers pour la pratique légale du VTT, en collaboration avec les communes et les offices cantonaux des forêts.
Les retombées ont dépassé le cadre sportif. À La Berra, la fréquentation des pistes d’enduro a bondi de 28% entre 2016 et 2019, selon l’office du tourisme de Fribourg. À Morgins, le Bikepark a été rénové en 2020, un projet lancé en partie grâce à la notoriété acquise avec le Helveti’Cup.
Témoignages et culture autour du Helveti’Cup
Plus que les résultats, c’est l’ambiance qui a laissé une trace. À chaque étape, les départs et les arrivées se transformaient en points de rencontre. On y retrouvait des food trucks, des stands de marques locales, des coins pour souffler et discuter. Certains villages accueillaient jusqu’à 800 visiteurs sur un week-end de course.
Plusieurs coureurs évoquent encore aujourd’hui le Helveti’Cup comme une école de VTT grandeur nature. Pour beaucoup, c’était le premier contact avec la compétition, dans un environnement non élitiste. Des figures de la scène suisse comme Pascal Imhof, Anouk Zahnd ou Jonas Lüthi ont commencé leur carrière sportive sur ces circuits.
Des galeries photo de toutes les éditions circulent encore en ligne, notamment sur les plateformes Pinkbike et Facebook, où les albums des années 2017 à 2019 dépassent les 10.000 vues.
Témoignage type
« Ma première course, c’était Morgins 2017. J’avais 16 ans, j’étais paniqué sur la spéciale 2. Mais à l’arrivée, un vétéran m’a félicité. Depuis, je n’ai jamais arrêté. »
– Louis Walpen, pilote aujourd’hui engagé en EWS U21.
Données et statistiques générales
Entre 2015 et 2021, le Bold Enduro Helveti’Cup a constitué un observatoire précieux de l’évolution du VTT enduro en Suisse. Voici une synthèse des chiffres-clés issus des rapports d’organisation, des classements officiels et des archives en ligne.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre total d’étapes organisées | 38 |
| Nombre cumulé de participants | 3.870 |
| Étape avec le plus de coureurs | Chaumont 2021 (175 inscrits) |
| Dénivelé cumulé moyen par course | 1.480 m D+ / 1.260 m D- |
| Spéciales chronométrées par étape | 4 à 6 |
| Âge moyen des participants | 31,2 ans |
| Proportion de femmes participantes (2019) | 18% |
| Temps cumulé moyen sur les spéciales élite | 24 à 31 minutes |
| Nombre de podiums décernés (toutes catégories) | 480 |
| Nombre de blessures nécessitant un transport médical (sur 7 ans) | 19 |
Ces données montrent une série à la fois stable et exigeante, avec une logistique rigoureuse et un engagement fort sur la sécurité. Le taux d’abandon moyen était inférieur à 5% par course, preuve d’un bon niveau de préparation des coureurs et d’un encadrement compétent.
Préparation physique et technique des participants
Participer au Helveti’Cup demandait bien plus qu’un simple entraînement en descente. Voici les piliers de préparation utilisés par les participants réguliers, amateurs comme élites.
Objectifs d’entraînement
- Développer l’endurance musculaire (sorties longues)
- Améliorer l’explosivité (sprints, intervalles en côte)
- Maîtriser les techniques de descente (virages serrés, dévers, sauts)
- Travailler la récupération et la résistance mentale
Exemple de plan hebdomadaire (pilote élite)
| Jour | Type d'entraînement | Durée |
|---|---|---|
| Lundi | Repos actif / mobilité | 1 h |
| Mardi | Musculation jambes et gainage | 1 h 30 |
| Mercredi | Sortie VTT technique (descente) | 2 h |
| Jeudi | Intervalles en montée + cardio | 1 h 30 |
| Vendredi | Repos / ajustements mécaniques | – |
| Samedi | Sortie longue avec 1.000 m D+ | 3 à 4 h |
| Dimanche | Simulation de course (spéciales chronométrées) | 2 h 30 |
Matériel et réglages les plus fréquents
- Pression des pneus : 1,6 – 1,9 bar (carcasse renforcée)
- Suspension avant : 150 – 170 mm, compression lente ouverte
- Freins : disques de 200 mm, plaquettes métalliques
- Transmission : mono plateau 32 ou 34 dents avec cassette 10–50
- Garde au sol renforcée (bashguard, tubeless, mousse interne)
Préparation mentale
Étapes typiques d’un pilote avant une course :
- Repérage GPS du tracé
- Visualisation mentale des spéciales
- Contrôle matériel complet
- Nutrition pré-course (glucides lents, hydratation, caféine)
- Plan d’effort : où attaquer, où relâcher
- Gestion des erreurs : ne pas ruminer, passer à la spéciale suivante
Une école de l’enduro pour la jeunesse suisse
Le Helveti’Cup a servi de tremplin à toute une génération de jeunes vététistes suisses. Voici les dimensions pédagogiques qui ont fait de la série un outil de formation unique.
Accès structuré à la compétition
- Catégorie Junior dès 15 ans
- Tracés adaptés : mêmes spéciales mais avec coupes possibles
- Encadrement par clubs régionaux
- Aide logistique offerte par certaines communes (transports, hébergement)
Compétences développées
| Compétence | Mise en pratique lors du Helveti’Cup |
|---|---|
| Lecture de terrain | Analyse en descente à vitesse réelle |
| Autonomie | Gestion des réparations et nutrition |
| Résilience | Apprendre à gérer la pression du chrono |
| Esprit d’équipe | Déplacements collectifs en club |
| Respect de la montagne | Zones protégées, balisage durable |
Initiatives associées
- Camp VTT junior estival à Leysin dès 2018 (avec anciens coachs du Helveti’Cup)
- Programme scolaire expérimental à Gryon (2019–2021)
- Journées découvertes organisées par les communes (Chaumont, La Dôle)
Les coulisses d’une organisation exigeante
Organiser une manche du Helveti’Cup demandait une logistique aussi pointue que discrète. Chaque course reposait sur des dizaines de tâches coordonnées.
Étapes clés de l’organisation
- Repérage terrain
- Sélection des spéciales avec GPS
- Vérification des conditions de sécurité
- Négociation avec les communes et propriétaires
- Travaux de balisage
- Débroussaillage
- Pose de banderoles, rubans, panneaux
- Installation de zones techniques et départs
- Sécurité et secours
- Positionnement des secouristes
- Plan radio avec zones relais
- Coordination avec Rega ou ambulance locale
- Jour de course
- Accueil dès 7h00
- Distribution des dossards et puces
- Briefing obligatoire
- Lancement des départs toutes les 30 secondes
- Post-course
- Nettoyage complet des sentiers
- Archivage des résultats
- Débrief avec les bénévoles
Budget moyen par étape
| Poste | Coût estimé |
|---|---|
| Chronométrage (puces, live, logiciel) | CHF 2.500 |
| Sécurité médicale | CHF 1.200 |
| Repas et ravitaillement | CHF 1.000 |
| Location infrastructure (tentes, radios) | CHF 2.000 |
| Communication et impression | CHF 800 |
| Divers imprévus | CHF 1.000 |
| Total estimé | CHF 8.500 à 15.000 |
Ressources humaines mobilisées
- 6 à 8 personnes en coordination amont
- 25 à 40 bénévoles sur place
- 2 techniciens chronométrage
- 1 ou 2 professionnels du secours
- Parfois des enseignants, parents, habitants volontaires
Durabilité et respect de l’environnement
Dans une discipline comme l’enduro, profondément ancrée dans les milieux naturels, la question de l’impact environnemental est centrale. Le Helveti’Cup, dès sa création en 2015, a intégré des protocoles stricts visant à limiter son empreinte écologique. Contrairement à d'autres événements sportifs souvent critiqués pour leur empreinte carbone ou la détérioration des sentiers, la série suisse s’est imposée comme un modèle d’organisation responsable.
L’un des principes fondateurs était de travailler en collaboration étroite avec les communes et les services cantonaux de l’environnement. Chaque parcours était validé en amont par les autorités forestières, les gardes-faune et les offices de tourisme. Les étapes étaient systématiquement planifiées hors des périodes sensibles pour la faune (printemps et rut), et évitaient les zones protégées de haute valeur écologique. Par exemple, en 2018, une spéciale prévue sur le versant est de La Berra a été déplacée de 1,2 km pour ne pas traverser une aire de nidification du grand tétras.
Le balisage utilisait exclusivement des matériaux biodégradables ou recyclables : rubalise en fibre naturelle, piquets en bois réutilisés, panneaux sans plastique rigide. Les zones de départ et d’arrivée étaient pensées pour éviter toute concentration dans des pâturages fragiles. Des tapis de protection au sol, issus du secteur forestier, étaient posés là où les passages répétés pouvaient provoquer une érosion localisée.
Actions concrètes mises en place
- Zéro plastique jetable : chaque participant recevait une gourde en métal Helveti’Cup, remplissable sur les zones de ravitaillement.
- Navettes groupées : incitation au covoiturage via une plateforme dédiée, avec parking séparé pour les véhicules à faibles émissions.
- Contrat écologique signé : chaque coureur acceptait une charte de respect de la nature lors de l’inscription, incluant l’interdiction formelle de jeter déchets, emballages ou chambres à air sur le parcours.
- Suivi post-course : une équipe de 3 à 5 bénévoles passait sur chaque spéciale dans les 24 h après la fin pour nettoyer, vérifier l'état des sentiers et retirer tout le balisage.
Les organisateurs ont également lancé en 2019 un partenariat avec l’association suisse Mountain Wilderness pour proposer des formations de sensibilisation à l’impact du VTT en montagne. Ces sessions étaient proposées gratuitement aux coureurs juniors, aux bénévoles et aux enseignants impliqués dans les programmes scolaires liés au VTT.
Enfin, les organisateurs du Helveti’Cup ont systématiquement refusé de recourir à des hélicoptères pour la logistique, contrairement à certaines courses alpines. Le transport des équipements se faisait à vélo, à pied ou par véhicules motorisés légers, avec limitation stricte de l’accès motorisé aux zones techniques.
Cette politique environnementale n’a jamais été utilisée comme argument marketing, mais comme une conviction profonde. Elle a influencé d’autres séries locales, qui ont repris plusieurs de ces pratiques. Même après la fin officielle de la série, les anciens tracés sont aujourd’hui encore utilisés avec précaution, entretenus par des clubs locaux qui perpétuent cette philosophie du VTT responsable.
Conclusion
Le Bold Enduro Helveti’Cup a marqué une décennie de VTT en Suisse par sa constance, sa rigueur sportive et son esprit de communauté. Entre 2015 et 2021, il a offert une plateforme unique à des milliers de passionnés, contribuant à façonner une génération entière de pilotes suisses. Si la série n’existe plus sous sa forme initiale, son influence est encore visible aujourd’hui à travers les événements qu’elle a inspirés, les sentiers qu’elle a fait connaître et les carrières qu’elle a lancées.
Helveti’Cup reste, pour beaucoup, synonyme d’une époque où l’enduro se pratiquait entre amis, dans la boue, les racines et le respect partagé de la montagne.
FAQ
Même si la série n’existe plus sous son nom initial, de nombreux formats similaires se sont développés depuis. Pour les pilotes intéressés par des compétitions du même type en Suisse, voici quelques réponses aux questions fréquemment posées.
Comment s’inscrivait-on au Helveti’Cup ?
L’inscription se faisait en ligne via une plateforme partenaire (principalement RaceResult ou Chronorace). Le prix moyen était de 55 à 75 CHF selon les étapes.
Quel niveau technique fallait-il ?
Un bon niveau de descente était requis. Les spéciales incluaient racines, dalles, épingles serrées et portions à fort pourcentage. Les débutants étaient acceptés dans les catégories Open.
Quels vélos étaient autorisés ?
Tous les VTT à suspension complète de 130 à 170 mm étaient admis. Les vélos à assistance électrique n’étaient pas autorisés dans la catégorie principale.
Était-il possible de reconnaître les parcours ?
Oui, les reconnaissances étaient ouvertes la veille de la course, souvent balisées dès le vendredi soir. L’usage de caméras embarquées était autorisé.
Existe-t-il encore des compétitions similaires ?
Oui. Des formats proches sont proposés aujourd’hui par la Coupe romande d’enduro, le Bike Kingdom Challenge à Lenzerheide ou certaines manches du Alpine Enduro Tour.